Archive pour la catégorie ‘Actualités financières’

Le groupe casinotier Partouche réaménage sa dette et fait face

Dimanche 1 mars 2009

Difficile période que celle que connaît le groupe Partouche. Les chiffres de 2008 le confortent dans l’idée que pour s’en sortir il lui faudra tabler sur plusieurs solutions, avec notamment un réaménagement d’une dette importante qui le plombe depuis quelques temps déjà. La perte nette que subit le groupe casinotier s’élève pour l’année dernière à 8.5 millions d’euros et est principalement due à de nombreux facteurs qui, dans l’ensemble, touchent la majorité des établissements de jeux. On parle beaucoup de la loi anti-tabac et du contrôle des identités à l’entrée des casinos : on n’est pas sans savoir que ces lois, aussi insignifiantes en apparence, ont lourdement pénalisé les maisons de jeux et si, aujourd’hui, celles-ci se retrouvent dans une situation très difficile, il serait abusif de mettre leur ralentissement sur le dos de la crise économique à elle seule.

L’interdiction de fumer dans les lieux publics et le fait de devoir faire un tri parmi les joueurs – mineurs et interdits de jeu – a porté un coup dur aux casinos terrestres désormais obligés de faire face à une fréquentation amoindrie des joueurs, dont un sur cinq n’a plus remis les pieds dans ces établissements, du fait de ne pouvoir fumer. Cela se chiffre en millions d’euros de perte et aujourd’hui, Partouche comme beaucoup d’autres, se voit afficher un net recul de son PBJ – produit brut des jeux, soit son chiffre d’affaires – de l’ordre de 6% par rapport à 2007, alors que son profit pour cette année était de 14.3 millions d’euros.

Il est vrai que les analystes en matière de jeux attendaient de la part du groupe Partouche des chiffres plus gonflés. Malheureusement, que ce soit en termes de résultat opérationnel courant, de bénéfices ou de chiffre d’affaires, la baisse est importante et laisse présager de mesures sans équivoque pour atténuer une dette qui va en augmentant et se chiffre à près de 353 millions d’euros. Les dirigeants de la société parlent pour le moment de financer celle-ci partiellement, dans un premier temps,  en adéquation avec une situation économique difficile. Son projet de diminuer ses coûts opérationnels, de tasser ses investissements et de céder des actifs est toujours actuel et son plan de renégociation avec ses banques plus vivace que jamais. Malheureusement, pour l’heure, la vigilance est de mise et Partouche devra faire face à une crise économique sans pareil, où les établissements bancaires prêteurs ne sont plus aussi compréhensifs qu’ils l’ont été. 2009 ne laisse rien présager de bon, semble-t-il. Espérons qu’avec les mesures que le groupe a prises, il se maintiendra néanmoins et fera face à de nouveaux coups durs.

La participation au capital du groupe Barrière-Desseigne et Colony

Mardi 17 février 2009
Colony Capita l, firme internationale de fonds d’investissements privés basée à Los Angelès, à la tête de nombreux casinos aux Etats-Unis et de chaînes hôtelières, se questionne sur l’intérêt de garder une participation au capital du groupe Lucien Barrière. Si le fonds d’investissement abandonnait ses 15 % au leader européen des casinos, Accor serait sur les rangs.

La famille Barrière-Desseigne et le groupe Accor ont créé en 2004, le plus important des casinos en Europe par la fusion des casinos et hôtels Lucien Barrière avec Accor Casinos, filiale du groupe hôtelier. Colony associé au capital pourrait dans les mois à venir vendre à Accor ses parts.

Le groupe d’hôtellerie Accor possède déjà 34 % du groupe Lucien Barrière, mais en rachetant la part du capital de Colony, il pourrait détenir 49 %. Mais Colony attend de connaître la valorisation de la participation en cours d’études par les cinq banques d’affaires qui ont été mandatées pour déterminer la valorisation qui devrait être connue dans les mois à venir. Contrairement au groupe Accord, le groupe Lucien Barrière n’est pas côté en bourse. Néanmoins le groupe Barrière n’est pas à la traine avec son casino en ligne « Le Croupier » qui a mobilisé 80 personnes pour un investissement de 15 millions d’euros. Ainsi, il va proposer aux joueurs anglais un casino virtuel totalement différent de ce qui se fait sur le marché des jeux grâce à sa version 3D, en effet le joueur oublie qu’il est face à un écran. Les premiers à le découvrir seront les joueurs anglais. Dominique Desseigne n’a pas souhaité le proposer gratuitement aux joueurs français et il a préféré garder l’effet de surprise.                                                                                                                                                                                                                                                                                                      L’objectif du groupe Barrière est de comptabiliser 20 000 joueurs à la fin de l’année 2009, soit environ 1 % du marché anglais.

Le groupe Partouche qui possède la licence de jeu européenne de Gibraltar n’a pas attendu d’obtenir la licence française pour proposer ses services aux joueurs en ligne. L’industrie du casino à dénoncer une concurrence déloyale et le casino de Gujan-Mestras a demandé à la justice d’interdire le site de jeu de Partouche.