Archive pour décembre 2008

La Société Fermière du Casino Municipal de Cannes fait entrer Qatari Diar dans son capital

Samedi 27 décembre 2008

Même la Côte d’Azur ne passe pas au travers des filets de la crise… On croyait la Société Fermière du Casino Municipal de Cannes mieux nantie que les autres sociétés… mais la situation change et prouve que la crise peut fragiliser les plus forts. C’est le cas de cet établissement réputé en France, dans le sud de la France. Les uns avancent un recul du chiffre d’affaires avoisinant les 20 à 30%, les autres parlent de plans sociaux ou de fermetures de casinos. Bref, un scénario catastrophe qui ne laisse rien présager de bon pour l’avenir.
En France et quel que soit l’endroit, les maisons de jeux doivent faire face à de nombreux problèmes. Les nouvelles règlementations qui leur ont été imposées, la crise qui fait rage, la concurrence déloyale qui grignote toutes les parts de marché ne peuvent qu’enfoncer le milieu des jeux et le mener sur un terrain dangereux.
Pour ce qui est de la Société Cannoise, qui est une filiale du groupe Lucien Barrière, l’exercice de l’année 2008 affiche un chiffre d’affaires de près de 105 millions d’euros, soit 20% de moins que pour l’exercice précédent et son résultat net est déficitaire de près de 3 millions d’euros, contre + 3.5 millions d’euros l’an passé. Les perspectives sont donc compromises et la morosité s’accentue avec la crise économique actuelle. Les nouvelles mesures que le gouvernement a mises en place a fortement perturbé les sociétés de jeux d’argent. Avec l’interdiction de fumer dans les lieux publics et les contrôles d’identité à l’entrée des établissement de jeux, dans un environnement où les joueurs connaissent une baisse de leur pouvoir d’achat et où la concurrence déloyale des jeux sur internet fait rage, au grand dam des casinos, il est difficile de maintenir un chiffre d’affaires constant, voire même impossible. Aujourd’hui, c’est la SFCMC qui est concernée par ce problème. Avec la gestion de deux casinos, deux hôtels et un restaurant, la filiale du groupe Barrière plie sous le poids de lourds éléments qui pèsent considérablement dans la balance des finances de la société, à commencer par les travaux d’agrandissement, de rénovation et d’embellissement des Majestic et Gray d’Albion, tous deux basés à Cannes. La bonne nouvelle est que des fonds en provenance de la société Qatari Diar, appartenant à Qatar Investment Authority, fait son entrée dans le capital du groupe, à concurrence de 22% et espère atteindre d’ici peu les 40%, aubaine pour Barrière dans une période comme celle-ci et qui devrait, non seulement le tirer d’un mauvais pas, mais d’ici quelques temps, assurer la promotion de la marque Majestic dans tout le Moyen-Orient…

Le duel Socodem-Partouche continue…

Lundi 22 décembre 2008

Le casino de Gujan-Mestras est mécontent et le fait savoir auprès de la justice française. Pour Frédérique Ruggieri, présidente de la société immobilière Socodem, propriétaire du casino, il est inconcevable que le groupe Partouche puisse continuer d’exploiter son site de jeux en ligne ce qui est tout à fait illégal.
Petit retour sur l’histoire du casino Gujan-Maestras du département de la Gironde… Un projet de création d’un temple de jeux est décidé en 2000 par la Mairie de cette commune de 18000 habitants. Une fois achevé en 2004, le casino ouvre ses portes et attire une forte vague de touristes. La population de cette commune s’accroit alors incroyablement vite. A seulement 35 minutes de Bordeaux, ce casino dans le modèle de type Louisiane ou British, en bordure du lac de la Magdeleine, est un véritable paradis pour les amateurs de jeux. De nombreuses salles et un bar espagnol incitent  à un moment de détente. Mais depuis longtemps, cet établissement fait l’objet  d’une bataille juridico-politique, qui ne lui laisse aucun répit. Privée de machines à sous, alors qu’elle en attendait 150 à l’ouverture, la maison de jeux ne sera livrée que de 50 bandits manchots et son parc comptera 80 machines en 2008. Pour l’heure, il reste encore des bandits manchots à livrer et la négociation n’est pas terminée. La conséquence de ce manque à gagner a largement impacté la société et celle-ci soupçonne le groupe Partouche, son principal concurrent, d’avoir joué un rôle dans la décision du Ministère de l’Intérieur de défavoriser la Socodem au détriment de ses propres casinos d’Arcachon et Andernos.
La libéralisation des jeux ne devrait plus tarder. Attendue depuis des lustres, elle devrait intervenir fin 2009, début 2010 et les premières licences seront délivrées à certains opérateurs de sites de jeux en ligne, ce qui mettrait fin, ainsi, à un monopole d’Etat détenu par la Française Des Jeux. Les tentatives du gouvernement français ont été nombreuses pour mettre un terme aux actions illégales d’opérateurs étrangers basés dans des paradis fiscaux, tels que Gibraltar et Malte. Sous la pression de la Commission Européenne, la France a fini par admettre l’ouverture des sites de jeux en ligne sur internet, sous certaines conditions. Mais cette date d’ouverture est beaucoup trop lointaine pour un Patrick Partouche, PDG du groupe, impatient de faire comme tous ceux qui, jusqu’à présent, on contourné la loi. Lourdement endetté, le premier groupe européen de casinos qui possède une quarantaine d’établissements, une quarantaine d’hôtels et 5 établissements thermaux, a ouvert un site de poker en ligne et passe au dessus de la loi, avant l’heure. Sans doute, pour faire prendre conscience au gouvernement de l’impact des jeux en ligne, qui prennent en toute impunité des parts de marché énormes aux casinos terrestres, lesquels affichent un net recul de leur chiffre d’affaires. Mais la Socodem n’est pas de cet avis et assigne Partouche devant le Tribunal de Grande Instance de Paris en demandant expressément la fermeture de son site en ligne de poker qui lui fait du tort et a attiré des centaines de milliers d’internautes dès son ouverture grâce à la notoriété de Partouche qui n’est plus à démontrer. Le duel Socodem-Partouche sera sans doute difficile à dénouer et l’illégalité de Partouche pourra-t-elle être prouvée, la première raison étant que même si l’hébergeur est français, la société étant sous double pavillon Malte-Gibraltar, donc non soumis au droit français. On en saura plus bientôt…

Les machines à sous à 0.02€ de mise font une entrée remarquée

Mercredi 17 décembre 2008

Tout est bon pour attirer la clientèle. Par les temps qui courent et devant la difficulté que rencontrent les casinos, il est de bon ton d’innover et de proposer autre chose, qui puisse donner un air de renouveau à des joueurs quelque peu blasés. La situation est tendue, les établissements de jeux ayant à faire face à des problématiques nouvelles. Des lois instaurées par l’Etat, en leur défaveur, prônent des maisons de jeux sans cigarette ou bien un contrôle assidu à l’entrée de ces établissements. Des opérateurs sans scrupules, basés à l’étranger, fiscalement situés encore ailleurs et concurrençant directement les casinos français, proposent leurs sites de jeux et paris en ligne à un public de plus en plus nombreux.

Bref, les temples du jeu sont dans la difficulté et tentent de s’en sortir. Ils ont commencé par ouvrir des salles spécialement pour les fumeurs, avec ventilations appropriées,  ont distribué des sucettes pour remplacer la cigarette, dans les espaces non fumeurs depuis le début de cette année, ou bien ont offert des cigarettes et cigares « électroniques » et ont mis des coaches à la disposition des clients pour les initier aux différents jeux de casino… Aujourd’hui, ils installent de nouvelles machines à sous, à mises inférieures à celles que l’on connait. Elles proposeront non seulement de nouveaux jeux, mais leurs mises étant relativement faibles, permettront sans aucun doute aux adeptes des jeux de jouer plus et longtemps, sans qu’ils aient l’impression de dépenser beaucoup d’argent.

Le casino de Vals-Les-Bains, en Ardèche, a rentré quinze machines, il y a quelques jours, pour le plus grand bonheur de ses clients. Elles possèdent une esthétique nouvelle et leur mise est de 0.02 €. Au moyen d’un jeton d’une valeur de 1€, cinquante crédits seront proposés au joueur. En plus d’une mise faible, elles tenteront également le joueur par un look attrayant et des jeux à thèmes sympathiques et ludiques, rappelant notre enfance, avec des couleurs gaies, des dessins et des graphismes de toutes sortes. Par ailleurs, un nouveau jeu sera proposé dans ce même casino, avec mise à 0.10€, au même titre que les machines de poker qui permettront aux joueurs de toucher le jackpot en misant cinq pièces au lieu de dix.
Les casinos se diversifient et n’hésitent pas à diminuer la mise lorsqu’il s’agit d’attirer la clientèle. Aujourd’hui, ils sont de plus en plus nombreux à afficher un net recul de leur PBJ (produit brut des jeux, soit la différence entre la mise et les gains, ou chiffre d’affaires). La situation ne s’annonce pas très bonne pour le milieu des jeux, le taux de fréquentation des joueurs ayant considérablement régressé. Avec ces nouvelles machines, à faible mise, il faut espérer un regain de motivation chez la clientèle des casinotiers, en attendant que la crise passe son chemin…

Barrière lance son site de poker

Dimanche 14 décembre 2008

Le numéro un du monde des casinos s’y met aussi. Il lance son site de poker sur internet. Pourtant, on avait cru comprendre que seule la plateforme existait, et que Barrière attendrait la libéralisation des jeux en ligne pour lancer son propre site. C’est le cas, sauf que ce site dédié à ce sport est lancé à titre d’information sur les tournois de poker et tout ce qui est en rapport avec celui-ci. On pourra le retrouver sur www.barrierepoker.com.
Au moment de l’ouverture des jeux en 2009, Barrière entend présenter son site de poker en ligne, au même titre que tous ceux qui existent aujourd’hui, alors que le poker n’est pas encore légalisé en France. Les opérateurs étrangers n’ont aucun scrupule à conquérir l’hexagone, puisqu’ils opèrent depuis l’étranger et ne sont donc pas soumis à la loi française.
Lors d’un entretien, Dominique Desseigne, patron du groupe, rapportait son inquiétude par rapport aux nombreux sites existant sur le marché, ceux-là mêmes qui ont une bonne longueur d’avance et une expérience solide acquise dans le temps, en comparaison de Barrière ou d’autres, qui attendent impatiemment cette fameuse légalisation des jeux en ligne.
Par contre, pour ce qui touche aux jeux de poker dans les casinos « en dur », les projets sont nombreux pour Barrière et celui-ci entend organiser bon nombre de tournois aussi bien au niveau régional que national, une sorte de Barrière Poker Tour 2009. Le groupe mise à fond sur le poker et l’année 2009 sera riche en tournois et rencontres, au sein de ses nombreux établissements. En janvier, c’est le casino de Deauville qui organisera la première rencontre entre le 20 et le 24 janvier, où se déroulera la 5ième saison de l’European Poker Tour (EPT) tant attendu. Près de 700 joueurs, amateurs et professionnels assisteront à ce tournoi dont l’enjeu est incontestable, puisqu’il s’élève à 3 360 000 €. L’inscription coûte 5300€ et avant d’arriver à cette saison inédite, des éliminatoires à 90€ l’enregistrement ont eu lieu, au préalable, dans 25 casinos ce qui a permis de qualifier les meilleurs joueurs pour des tournois régionaux. Le coût d’une inscription à la dite qualification est de 560€ par joueur. C’est à ce titre que 70 d’entre eux pourront participer au grand poker tour de Deauville, pour un prix final de 7000€.
Comme le souligne le directeur des opérations de Barrière, Christian Meunier, le groupe sera représenté à l’étranger par un joueur, recruté au moment des tournois, lesquels sont supervisés par des professionnels.  La somme de 120 000€ sera attribuée au à ce délégué afin de défendre les couleurs du groupe Barrière, au travers de plusieurs tournois qui se dérouleront à l’étranger en 2010.

Ce n’est pas moins de 100.000 joueurs de poker qui ont pratiqué en 2008 les casinos Barrière. Le chiffre d’affaires que l’on appelle le PBJ – produit brut des jeux – enregistré pour le seul poker, est de l’ordre de dix millions d’euros. Beau score qui laisse présager des jours heureux à ce sport de plus en plus convoité et qui ne cesse de voir son nombre d’adeptes augmenter…

Le PSG débouté de ses allégations

Mardi 2 décembre 2008

On pensait que les sociétés de paris en ligne violaient les droits du célèbre PSG. Eh bien non. La confirmation vient de tomber et les opérateurs via le web peuvent se satisfaire que le PSG a été débouté par le Tribunal de Grande Instance de Paris. En effet, utiliser la marque du PSG ne constitue en aucune façon une contrefaçon et ne transgresse aucunement la loi.

Pourtant, cette attitude est contraire à celle adoptée par le TGI en février 2008, alors que la marque Juventus avait été utilisée par opérateurs de jeux en ligne.

Néanmoins, des affaires similaires ont eu lieu et les jugements rendus en faveur des sites de jeux en ligne corroborent le fait que les droits de ces sociétés face à l’utilisation de la marque PSG n’est pas illégale et ne dépasse pas les mesures à respecter. Déjà en juin 2008, le club du PSG a été débouté de l’ensemble de ses requêtes, face à deux gros des jeux en ligne, Bwin et Unibet, tous deux membres de l’EGBA – la célèbre European Gaming and Betting Association – qui vise à « promouvoir un environnement favorable à la juste concurrence des opérateurs, favorisant la liberté de choix pour les consommateurs, sur un marché européen régulé des jeux en ligne ». Basée à Bruxelles, cette association  regroupe de nombreux opérateurs européens de jeux et paris en ligne et défend leurs droits, dans un milieu en très forte expansion, visant à se développer considérablement dans les années à venir.

La Secrétaire Générale de cette Association reconnait que les opérateurs de sites de paris sportifs en ligne ne transgressent aucun droit dans ce domaine, dans la mesure où l’EGBA vient en complément des clubs et organisateurs d’évènements sportifs et agit en partenariat. Les sites de paris en ligne répondent à une activité à elle seule, dans toute sa spécificité, qui requiert savoir faire et connaissances en la matière. En d’autres termes, l’un n’empiète pas sur le terrain de l’autre, mais vient en complémentarité et que ce soit l’EGBA ou bien les sites de jeux en ligne, ils n’entrent pas en concurrence commerciale avec le PSG.

La conclusion est, par conséquent, qu’il n’y a pas de conte-façon de marque. Comme l’a soutenu le juge du TGI de Paris, il n’y a aucune confusion possible, dans la mesure où l’origine du service offert par les opérateurs de jeux est clairement stipulée et que la mention de leur propre marque apparente est bien visible.

L’ouverture des jeux en ligne est une protection

Lundi 1 décembre 2008

Récemment interviewé, le Ministre du Budget  Eric Woerth nous éclaire sur les conséquences d’une libéralisation des jeux de casino et paris sportifs en ligne. Il nous fait comprendre qu’il est temps de mettre un terme à l’illégalité qui sévit depuis de nombreuses années. Comme prévu, fin 2009, tout au plus début 2010, la libéralisation des jeux va permettre une meilleure organisation et un contrôle certain des sites proposés par les opérateurs. En permettant l’ouverture à la concurrence, la protection du joueur n’en sera que meilleure. De quelle façon ? Un petit retour sur la question pour comprendre pourquoi la légalisation des jeux est une bonne chose. Depuis longtemps déjà,  l’arrivée  en masse de jeux et paris sur internet, en provenance de sites agissant  depuis de pays extérieurs à l’hexagone,  fiscalement basés dans d’autres pays  et s’adressant à des joueurs  français,  a quelque peu perturbé les esprits. Devant le développement des mineurs face aux jeux en ligne, à l’impossibilité de les contrôler et d’assurer leur protection, mais aussi dans un souci de ne plus laisser à une Française Des Jeux le monopole d’Etat, devant  la pression de la Commission Européenne, les pouvoirs publics se sont penchés sur le problème. Longues négociations, débats et décisions sur la question ont porté leurs fruits et des mesures ont été prises pour que les mineurs soient protégés de toute addiction aux jeux, paris sportifs ou hippiques. La légalisation apportera, quant à elle, son lot d’encadrements de toutes parts et les opérateurs, de leur côté, se verront dans l’obligation d’interdire aux mineurs de jouer, de limiter les mises des joueurs plus âgés et de ce fait, seront également associés à une prise en charge téléphonique pour aider les accrocs du jeu, présentant quelques problèmes. Il sera également assuré de la part des opérateurs qui se verront octroyer une licence adaptée, selon des paramètres stricts et bien précis,  de garantir leur transparence. Bien sûr, il est évident qu’ils ne seront pas installés dans un paradis fiscal, pour éviter tout blanchiment d’argent. A la question de savoir quel est l’intérêt du gouvernement, dans une telle organisation et remaniement du système des jeux en ligne, il est évident que l’objectif est de sortir d’une impasse qui ne mène nulle part, si ce n’est à affronter de réels problèmes. Le but de l’Etat étant de prévenir toute indépendance au jeu, tout dérapage et de préserver une certaine éthique du sport et du monde hippique. Pour ce qui est des jeux de grattage et de tirage, ils restent quant à eux sous l’égide de l’Etat.

Cette libéralisation des jeux et paris va donner un coup de pouce aux casinotiers, qui rencontrent actuellement un problème de taille, dans le sens où ils affichent pour la plupart un net recul de leur PBJ – différence entre les mises et les gains, soit leur chiffre d’affaires – et vivent une situation difficile. Ils pourront, grâce à leur nom et à leur réputation, revenir sur un marché concurrencé de façon illégale jusque là et qui, d’une certaine façon, a pris les parts de marchés qui leur revenaient de droit s’ils avaient été autorisés à opérer en ligne. Ce n’était pas le cas, mais maintenant ils pourront retrouver un certain niveau de stabilité grâce à cette ouverture. Quant à la question de la taxation il est indéniable que les opérateurs ne pourront l’éviter. Pour le moment  cette mesure est à la discussion, quant à la définition de son montant, mais personne ne pourra y réchapper… Devant la masse considérable d’argent  que drainent les jeux en ligne, l’Etat n’aura de cesse de sécuriser sa recette financière.

L’ouverture à la concurrence des jeux et paris sportifs et hippiques en ligne est donc essentielle et va permettre un encadrement, une sécurité et une protection. Néanmoins, elle sera limitée dans un premier temps,  pour ce qui concerne les paris sportifs en France, car comme l’explique le Ministre du Budget, ce domaine est complètement sous monopole  étatique. Devant la demande pressante de la Commission Européenne et ses injonctions d’ouvrir ce marché à la concurrence, sous peine de poursuites judiciaires, la France n’a d’autre choix que de libéraliser cette activité.