Archive pour février 2009

ZEturf se positionne remarquablement : croissance de 37,5 % en 1 an

Dimanche 22 février 2009

Ce site privé de paris en ligne pour les courses hippiques françaises et européennes, créé en 2005, domicilié à Malte, à engendrer 110 millions d’euros de chiffre d’affaires pour l’année 2008, contre 80 millions d’euros pour l’année précédente. Sa croissance est de 37,5 % en un an. Il a rassemblé 85 000 joueurs actifs, soit 50 % de plus qu’en 2007. Un record avec un taux de reversement des enjeux revenant aux joueurs de 95 % contre actuellement 72 % en France.

Selon la déclaration du ministre du Budget Eric Woerth, l’ouverture du marché des paris en jeux prévue pour la fin de l’année 2009 serait repoussée à début 2010. Cette loi très attendu par les différents acteurs privés et par les casinos terrestres va complètement changer la donne. Celle loi ne concerne pas le monopole du PMU (Paris Mutuel Urbain) et de la FDJ (Française des Jeux) pour les jeux de grattage, les loteries et les machines à sous qui restent réservés aux casinos et buralistes.

L’évaluation du marché des jeux en ligne est d’environ 330 millions d’euros, par contre la Française des jeux l’estime à 500 000 millions d’euros pour 500 000 joueurs en ligne. Le marché des paris et jeux d’argent sur internet va donc générer chaque année des millions d’euros, une des questions cruciale reste la fiscalité française. L’Etat devra décider des nouvelles règles, le taux de taxation des jeux en ligne de nos voisins l’Espagne 10 % et la Grande Bretagne 15 % donneront l’inspiration de la moyenne pour la France. Et, afin de préserver les recettes fiscales importantes, il faudra éviter que les opérateurs ne passent pas par Gibraltar ou Malte.

Le marché du jeu en ligne ouvert à la concurrence est prometteur, 3 catégories de licences seront accordées distinguant les paris hippiques, les paris sportifs et les jeux de casinos comme le poker, le blackjack et la roulette.

Les agents de sécurité du casino de Montréal

Vendredi 20 février 2009

Le salaire d’un agent de sécurité pour le casino de Montréal était jusqu’au 27 août 2008 d’environ 44 000 $ par an, soit aux environs de 3 666 $ par mois. Depuis cette date les agents sont en « lock-out », un manque à gagner important 6 mois c’est long et c’est court à la fois.

La Direction du casino aspire à modifier les horaires de travail des 193 agents de sécurité. Elle leur demande de travailler 37 heures à répartir sur quatre jours au lieu de trois jours par semaine. Des négociations ont été entreprises, elles semblaient déboucher le 7 août sur une entente de principe, mais les syndiqués ont refusés la signature du document qui leur a été présenté en assemblée générale. Depuis, des piquets de grève siège devant le casino à hauteur de l’ancien pavillon de la France d’Expo 67 de l’île Notre-Dame. Les agents de sécurité sont remplacés momentanément par des cadres de l’établissement qui n’ont évidemment pas les mêmes compétences professionnelles. Les agents de sécurité déplorent un relâchement de la surveillance du casino et craignent que la prochaine convention collective ne limite le nombre d’agents de repérage qui surveillent les joueurs à problèmes d’entrer au casino.

Le président du syndicat CSN (Confédération des Syndicats Nationaux) par intérim est navré de ce lock-out qui n’a encore pas trouvé d’issue : les salariés de la sécurité du casino ont des difficultés financières depuis le déclenchement de la grève. Un emprunt a été débloqué afin d’aider et permettre des cotisations décentes. Les 215 $ versés par la CSN ne suffisent pas et les fonds sont maintenant épuisés.

A l’occasion d’autres manifestations organisées par le CSN, des lock-outés touts azimuts se sont rassemblés pour montrer leur solidarité les uns aux autres. Etaient mêlés les agents de sécurité du casino aux salariés du Sheraton Four Points ou aux 253 grévistes du Journal de Montréal. Le président de la Fédération du commerce  parle de « festival du lock-out dans les relations de travail ».

La participation au capital du groupe Barrière-Desseigne et Colony

Mardi 17 février 2009
Colony Capita l, firme internationale de fonds d’investissements privés basée à Los Angelès, à la tête de nombreux casinos aux Etats-Unis et de chaînes hôtelières, se questionne sur l’intérêt de garder une participation au capital du groupe Lucien Barrière. Si le fonds d’investissement abandonnait ses 15 % au leader européen des casinos, Accor serait sur les rangs.

La famille Barrière-Desseigne et le groupe Accor ont créé en 2004, le plus important des casinos en Europe par la fusion des casinos et hôtels Lucien Barrière avec Accor Casinos, filiale du groupe hôtelier. Colony associé au capital pourrait dans les mois à venir vendre à Accor ses parts.

Le groupe d’hôtellerie Accor possède déjà 34 % du groupe Lucien Barrière, mais en rachetant la part du capital de Colony, il pourrait détenir 49 %. Mais Colony attend de connaître la valorisation de la participation en cours d’études par les cinq banques d’affaires qui ont été mandatées pour déterminer la valorisation qui devrait être connue dans les mois à venir. Contrairement au groupe Accord, le groupe Lucien Barrière n’est pas côté en bourse. Néanmoins le groupe Barrière n’est pas à la traine avec son casino en ligne « Le Croupier » qui a mobilisé 80 personnes pour un investissement de 15 millions d’euros. Ainsi, il va proposer aux joueurs anglais un casino virtuel totalement différent de ce qui se fait sur le marché des jeux grâce à sa version 3D, en effet le joueur oublie qu’il est face à un écran. Les premiers à le découvrir seront les joueurs anglais. Dominique Desseigne n’a pas souhaité le proposer gratuitement aux joueurs français et il a préféré garder l’effet de surprise.                                                                                                                                                                                                                                                                                                      L’objectif du groupe Barrière est de comptabiliser 20 000 joueurs à la fin de l’année 2009, soit environ 1 % du marché anglais.

Le groupe Partouche qui possède la licence de jeu européenne de Gibraltar n’a pas attendu d’obtenir la licence française pour proposer ses services aux joueurs en ligne. L’industrie du casino à dénoncer une concurrence déloyale et le casino de Gujan-Mestras a demandé à la justice d’interdire le site de jeu de Partouche.

La lutte contre le licenciement au casino de Grasse

Dimanche 8 février 2009

Huit cent personnes se rendent journellement au casino de Grasse pour un moment de détente.  De multiples activités leur sont offertes, outre les machines à sous et le holdem poker, le restaurant et le bar avec son piano les accueillent chaleureusement. Les jeux représentent 90 % du chiffre d’affaires de la majorité des casinos. Or, actuellement ce sont les jeux qui vivent la plus forte baisse d’activité.

Depuis l’entrée en vigueur au 1er novembre 2006 des contrôles d’identités obligatoires, le casino de Grasse a enregistré une diminution d’activité d’environ 20 %. A la suite de quoi est apparue la loi sur l’interdiction de fumer dans les lieux publics au 1er janvier 2008. Cette nouvelle législation a comptabilisé une seconde chute de l’ordre de 15 %. En plus de ces deux lois, la pression fiscale ne cesse de se durcir, et de plus on voit apparaître la concurrence du marché des paris sur internet, PMU (Pari Mutuel Urbain) avec sa hausse enregistrée ces derniers temps ou la FDJ (Française des jeux) autorisée à utiliser le web.

Les diminutions enregistrées en deux ans sont en moyenne entre 30 et 40 % sur l’activité des machines à sous. Face à cette situation critique, la direction du casino de Grasse demande aux syndicats d’être leur porte parole auprès de l’Etat afin de revoir la loi sur la fiscalité qui est  pour eux une source de revenus non négligeable. En effet, les prélèvements d’impôts sont importants. Les deux directions des groupes Partouche et Boucau ont sollicité la révision du cahier des charges à la municipalité, ceci afin d’éviter des licenciements ou la fermeture des casinos. Les deux groupes ont projetés d’investir des sommes importantes pour des travaux.

Le casino de Grasse est géré comme une entreprise classique. Il a été contraint en 2008 de se séparer de 2 salariés de l’établissement. Il met tout en œuvre afin de préserver les emplois des 38 salariés restants. Néanmoins, en supposant que le geste réclamé à la ville soit accordé, la direction du casino ne peut pas garantir qu’il n’y aura pas d’autres licenciements au sein du casino de Grasse.

L’ouverture du nouveau palace « Encore Suites » a Las Vegas

Lundi 2 février 2009

Le roi des casinos Steve Wynn ouvre l’extension du Wynn Las Vegas. Il l’a baptisé « Encore Suites ». Le nouveau palace a coûté 2,7 milliards de dollars. Sa superficie est de 870 074 m2 et il est situé dans une tour de verre. Il est classé 2ème hôtel 5 étoiles de l’état du Névada, avec le Wynn. Ce complexe totalise 18 restaurants, environ 2 000 chambres dont le prix pour la nuit avec la suite la plus modeste revient à 175 dollars, et évidemment un casino.

Steve Wynn est aujourd’hui âgé de 67 ans et est de nationalité américaine. Ces études de littérature anglaise lui ont valu un diplôme en 1963. Il est à la tête de plusieurs casinos à Las Vegas. Il est le fondateur de Wynn Resorts, sa fortune d’après un palmarès réalisé en 2007 par le magazine Forbes est de 3,4 milliards de dollars. La construction du nouveau bar « l’XS » lui a coûté la somme de 100 millions de dollars. Son premier établissement « Le Mirage » est un paradis tropical avec ses palmiers spectaculaires, ses chutes d’eau vertigineuse, ses piscines limpides reliées les unes aux autres par des lagons étincelants, ses cafés, ses restaurants gastronomiques aux différentes cuisines : chinoise, japonaise, italienne, ses 26 salles de réunions dont les surfaces varies entre 110 m2 et 980 m2, et pour les grands événements le Grand Ballroom 3 700 m2 sans colonnes et l’Events Center d’un espace ouvert allant jusqu’à 8 360 m2. Le Mirage offre toutes les catégories de divertissements et on y trouve les plus grands comiques du monde.

Le Bellagio, détenteur d’un Five Diamond Award, Steve Wynn l’a ouvert en 1998. Cet établissement très raffiné compte 3 933 chambres et 512 suites, un lac artificiel, un jardin intérieur, une galerie d’art composée de tableaux des peintres les plus connus tels que Picasso, Van Gogh ou Manet ainsi qu’un centre de boutiques de luxe.

En 2005, le Wynn Las Vegas prend la place de l’ancien Desert Inn. Ce palace compte 2 716 chambres, dont  la plus petite est d’une surface de 58 m2 et la plus grande de 650 m2. Au centre et au dos de l’hôtel le Wynn Las Vegas propose un golf de 18 trous. Depuis quelques jours, une extension a été inaugurée l’Encore Suites. Elle comprend une salle de paris sportifs, 1 300 chambres, des boutiques composés des plus grands noms du monde de la mode tels que Hermès, Dior, Chanel. Côté casino, on y trouve toute la gamme des machines à sous, de paris hippiques et sportifs, de jeux traditionnels ainsi qu’un club privé.