Archive pour mars 2009

La grève au Casino d’Enghien-les-Bains

Samedi 28 mars 2009
La mobilisation d’une quarantaine de salariés du casino d’Enghien-les-Bains dans le Val-d’Oise se poursuit. La grève porte principalement sur une augmentation de salaire aux caisses, sur le retour à l’alternance des plannings aux machines à sous et sur l’alignement des salaires du service de sécurité et le maintien de la gratuité du service des voituriers-portiers. Cette grève fait suite à la demande de syndicat CGT qui a fait signer une pétition à la clientèle du casino. Les salariés grévistes ont cessés leur travail depuis vendredi 20 mars. S’en est suivi une entrevue avec la Direction de l’établissement, mais cette réunion ne semble pas avoir encore trouvée d’issue aux nombreuses demandes formulées par les salariés de son établissement. Une assemblée générale réunissant les grévistes devrait décider de la suite à donner au mouvement contestataire. C’est Patrick Sionneau âgé de 47 ans qui est depuis un an et demi le Directeur Général Délégué du casino d’Enghien-les-Bains.

Le célèbre casino d’Enghien-les-Bains appartenant au groupe Barrière est classé Premier Casino de France en terme de chiffre d’affaires. Son produit brut des jeux est de 135 millions d’euros, 70 % sur les machines à sous et 30 % sur les jeux de table. Il est situé sur les rives du lac et son bâtiment se trouve derrière une grande paroi de verre. Ce qui caractérise le plus ce casino unique en Ile-de-France c’est sa situation géographique, il se trouve à 14 kilomètres seulement des Champs-Elysées. Cet établissement de jeu très connu et qui a déjà fêté son centième anniversaire reçoit une clientèle permanente et motivée qui vient jouer non par curiosité mais parce qu’elle est  mordue du jeu, ses clients sont pour la plupart des habitués rentiers ou retraités. La clientèle parisienne représente environ 60 % de la fréquentation. Les sommes misées dans les machines à sous et dans la salle de jeu est considérablement supérieur à la moyenne nationale.

Le casino d’Enghien-les-Bains s’est doté en début de trimestre 2009 d’un supplément de machines à sous à bas prix, permettant ainsi à ces clients de jouer plus longtemps tout en dépensant moins. 28 de ses machines à sous allant de 50 centimes à 1 euros ont été transformées en bandits manchots de 2 à 5 centimes d’euros. Les 100 nouvelles machines ont augmentées le nombre de celles déjà en place passant ainsi de 350 à 450, le casino du Val-d’Oise veut ainsi croire au jackpot.

Avis aux amateurs l’ouverture des marchés de jeux en ligne est proche

Lundi 16 mars 2009

C’est fait, la France à pris la décision de mettre fin au monopole du PMU et de la française des Jeux pour les jeux en ligne. Le nouveau projet de loi qui a fait couler tant d’encre depuis plusieurs mois va être examiné en Conseil d’Etat à l’Assemblée Nationale et au Sénat pour officialisation et ouverture du marché français. Le texte de loi sera effectif à partir du 1er janvier 2010. Ce changement intervient sur la demande de la Commission européenne imposée par Bruxelles et les intérêts français, c’est le cas de le dire sont en jeux. Il est temps de mettre fin à la prolifération des sites illégaux sur internet. 25 000 sites de jeux sont en activité non contrôlée dont environ 6000 sites francophones de paris sportifs qui pompent 75 % des mises. Une enquête de l’Insee fait ressortir que près de 30 millions de personnes sur le territoire Français ont tenté leur chance au jeu au moins une fois au cours l’année 2006.

Le projet de loi d’Eric Woerth Ministre du Budget met fin au monopole de la Française des jeux et du PMU et instaure une fiscalité différente de celle pratiquée jusqu’alors. Les prélèvements seront de 7,5 % pour les Paris sportifs et les courses hippiques et 2 % pour le Poker contre 1,5 % en Angleterre et 0,5 % à Malte. Le marché estimé est de près de deux à trois milliards d’euros après la libéralisation, ce qui n’est pas négligeable que ce soit pour les casinotiers français Barrière, Partouche, Tranchant que pour les nombreux sites de paris en ligne qu’ils soient français ou étrangers comme Bwin, l’Equipe, Patrick Bruel qui se disent tous intéressés par ce marché.
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Une Autorité de régulation indépendante sera chargée de dispenser les licences aux opérateurs de jeux qui devront respecter scrupuleusement le cahier des charges comprenant la lutte contre le blanchiment d’argent, la fraude, les paradis fiscaux, la dépendance aux jeux. Les licences seront gratuites en nombre illimité et renouvelable tous les 5 ans.

Nombreux sont les intéressés qui attendent patiemment l’ouverture à la concurrence de ce marché prometteur et la loi ne lésine pas pour les organisations illégales de paris qui sont passibles de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 euros d’amende en cas de fraude en France, de quoi refroidir plus d’un.

Du jamais vu en France : un jackpot de 2,17 ME remporté au casino de Palavas-les-Flots

Mercredi 11 mars 2009

Après trente minutes de jeu et des mises de 2,5 euros, l’incroyable est arrivé. L’affichage de neuf chiffres 2 174 667,15 euros sont décrochés par une Montpelliéraine au casino de Palavas-les-Flots,  une machine à sous parmi les 196 bandits manchots en réseau sur les casinos du groupe Partouche. C’est arrivé ce vendredi 6 mars le mois anniversaire de Marie-Hélène, c’est sans doute le mois de chance de cette dame infortunée, la chance dite du débutant. La première fois qu’elle est entrée et a joué dans un casino c’était il y a seulement 2 ans. Elle a joué 100 francs et en a remporté 80 fois sa mise, soit  8 000 francs. Cette dame n’est pas une joueuse, elle a simplement tenté sa chance en se disant que ce serait fantastique de repartir avec 1 000 euros en poche.

Ce vendredi Marie Hélène s’est rendue au casino de Palavas-les-Flots. Elle confie son billet à un ami Francis lorsqu’elle voit les Trois 7 sur un fond bleu, elle ne saisit pas tout de suite ce qui arrive, Francis lui comprend, les joueurs aux alentours dans l’indifférence continuent à jouer sur leur machine tout en lançant « ce n’est pas ici, c’est un autre casino ». Mais le Directeur du casino Pierre-Marie Richard sait et il se rend vers Marie-Hélène avec solennité, s’en suivirent les félicitations, la bise, les photos. La chanceuse interrogée sur le placement de cette somme répond « Je ne sais pas. Si, trouver un appartement où je me sentirai bien, celui que j’habite ne me plaît pas, et faire plaisir. Il y a des jeunes autour de moi. ». Le casino a offert le champagne, il fait ses comptes il prélève sur la somme la part fiscale à reverser à l’Etat, et fait établir le gros chèque à remettre à l’heureuse gagnante qui a remporté le gain considéré comme un « record européen ». C’est fait, en place depuis décembre, le Megapot a fait son premier millionnaire.

Jean-Marc Masquelier, Président Directeur Général de l’établissement a assuré n’avoir jamais remis un gain supérieur à 70 000 euros et cela remonte à 1995, le dernier record enregistré a été de 1,3 millions d’euros en octobre 2007 sur une machine à sous du casino d’Enghien-les-Bains

L’ascension du groupe Partouche

Lundi 9 mars 2009

481,8 millions d’euros est le dernier chiffre d’affaires connu du groupe Partouche, recul 5,7 % pour 2008. C’est en 1973 que Isidore Partouche, alors rapatrié d’Algérie avec l’aide de sa fratrie reprend non seulement le casino de Saint-Amand-les-Eaux, mais encore son établissement et la source d’eau minérale, et c’est avec succès qu’il a redressé le tout. Puis en 1976 il a racheté le casino du Touquet à Lucien Barrière. Dès 1982, son fils Patrick rejoint l’entreprise familiale. Rapidement le groupe a rénové, créé, acheté ou construit de nombreux casinos en  France comme à l’étranger ce trouvant ainsi propriétaire de 47 casinos sur 197 casinos français avec un classement en 2ème position pour le Casino Pasino situé à Aix-en-Provence. Cet établissement s’est vu installé en 2007 ainsi que dans l’ensemble des casinos du groupe le Texas Hold’em Poker, nouveau jeu tant attendu par les passionnés.

Les casinos ont vécus une évolution importante depuis quelques années, supportant le contrôle des clients à l’entrée de leurs établissements en novembre 2006, puis l’interdiction de fumer dans les lieux publics au 1er janvier 2008, et malgré ces nouveautés le groupe Partouche est arrivé à surmonter les difficultés ainsi que la crise économique et financière actuelle.

L’implantation des casinos du groupe Partouche se retrouve aussi bien en France avec de nombreux et somptueux hôtels qu’à l’International : Belgique, Suisse, Tunisie, Espagne. A part ses activités de jeu, machines à sous et jeux traditionnels, le groupe Partouche réalise une part de son chiffre d’affaires dans l’hôtellerie et la restauration. C’est aussi pour lui un moyen privilégié d’offrir à sa clientèle les meilleures conditions d’accueil ce qui contribue ainsi à sa fidélisation.

Le groupe Partouche a été impatient de voir la concrétisation de l’évolution de la réglementation française notamment pour les jeux en ligne, et Patrick Partouche Président du Directoire mise actuellement sur le marché des jeux sur internet. Le groupe se prépare une belle croissance même s’il a ouvert en novembre 2008, Partouche-Game.com hébergé à Gibraltar.

Krach pour le projet du Casino de Ciboure

Dimanche 8 mars 2009

Le dossier concernant le projet du casino de Ciboure a été officiellement entériné par le Conseil municipal lors de la réunion qui s’est tenu ce mercredi 4 mars 2009. Officiellement c’est le groupe Tahoe après réflexion qui renonce à l’exploitation du casino en raison de la crise économique qui frappe l’hexagone. Ce n’est pas ce qu’affirme Dominique Duguet de la liste d’opposition divers gauche Ensemble pour Ciboure, il soutient que le projet n’a jamais été possible pour plusieurs raisons. Tout d’abord les casinos dans leur ensemble vont mal, les uns ferment, les autres s’endettent et de plus il y a surabondance de casinos sur la Côte Basque. « Une erreur d’appréciation » a-t-il invoqué, il n’a pas caché préférer la création d’un centre de loisirs pour les plus jeunes ou une maison de retraite pour les plus âgés.

Le maire de Ciboure Guy Poulou ne le voit pas de la même façon. Le projet d’investissement du casino a été voté en son temps par l’opposition. La création de 50 emplois a toujours été bienvenue et les 500 000 euros de recettes potentiels pour la ville sont une ho bene et il reste le terrain, une salle de sport sans parler de la réalisation de 20 emplacements de jardins familiaux.

Autre critique formulée lors de la réunion du mercredi, la politique d’investissement de la municipalité et l’augmentation des frais le résultat donne un bilan négatif : les frais financiers annoncés sont passés de 146 450 à 190 000 euros, les frais de personnel de 2,9 millions d’euros contre 2,7 millions en 2007, le fonctionnement 5,7 millions contre 5,4 millions en 2008 et pour couronner le tout la dette communale qui s’élève à 4,5 millions contre 3,1 millions en 2007. Quant au budget consacré aux travaux d’investissement, il a été donné comme suit : la Tour de Bordagain 633 000 euros, la voirie 446 000 euros, les bâtiments communaux 266 840 euros et les falaises 100 000 euros. Pour le côté recette, la dotation pour le fonctionnement 1 017 668 euros donnent 6 723 euros de plus qu’en 2008, une augmentation du produit fiscal.

Quoiqu’il en soit, Guy Poulou maire de Ciboure a souligné que l’équipe municipale maintenait les investissements afin de préserver les emplois, un discours qui laisse l’opposition dubitatif.

Les casinos en Tunisie, seuls 2 viables sur 7

Mercredi 4 mars 2009
Les casinos en Tunisie vont mal malgré le développement touristique de ce pays et les prix très attractifs de ces dernières années. En 1999 on pouvait comptabiliser sept casinos, aujourd’hui seuls deux maisons de jeux fonctionnent. Ces deux établissements qui sont aujourd’hui en activité sont le casino intitulé « La Médina » appartenant au groupe Poulina créé en 2004 à Yasmine Hammamet et le Pasino de Djerba du groupe Partouche qui a vu le jour en 1998. Les joueurs de ces maisons de jeux sont pour la plupart du temps les clients occasionnels des hôtels, ils jouent des petites sommes uniquement pour passer un moment.

Plusieurs raisons ont contraints les cinq casinos à la fermeture définitive ou au dépôt de bilan de leur établissement. Les raisons essentielles sont le manque d’activité dû à la crise économique et financière, à une gestion frauduleuse, à l’interdiction d’entrée aux autochtones, aux salariés sans aucune qualification pour ces métiers, à l’absence de gros joueurs en provenance du Moyen-Orient ou d’Europe. Parmi les maisons de jeux qui ont fermé leur porte, on dénombre le plus ancien casino implanté en Tunisie, le Casino du groupe français Lucien Barrière, créé en 1997 et le Grand Casino Yasmine Hammamet, créé en 2002 par le groupe italien Astro Tourism. L’interdiction aux gens du pays de se rendre dans les casinos a contribué à la fermeture définitive de ces casinos. En effet, seuls les touristes peuvent se rendre et jouer dans les établissements. Les joueurs sont de différentes nationalités, ils sont pour la plupart allemands, français ou italiens. Les clients misent une somme modique environ 10 euros par soirée. De plus, ils ne semblent pas apprécier particulièrement les machines à sous.

Pas de formation pour les croupiers. Les casinos de Tunisie n’ont vraiment rien à voir avec les établissements de jeux de France, de Monaco, de Suisse ou des Etats-Unis. Et, aucune commune ne mesure entre les casinos tunisiens et les casinos marocains. Le royaume marocain compte six établissements de jeux qui attirent une clientèle fortunée. Ouarzazate a la présomption d’attirer des joueurs du Nevada et voit défiler des stars d’Hollywood, c’est la raison pour laquelle cinq nouveaux établissements de jeux sont en construction.