Le Golden Boten City, une ville de casinos en pleine expansion
Samedi 25 juillet 2009Voilà 3 ans que la ville de Boten a conclu une concession de 30 ans avec son très proche voisin la Chine. Cet arrangement a obligé les villageois de cette partie du monde a s’expatrier un peu plus loin afin que des entrepreneurs investissent dans des casinos, un hôtel et un cabaret. Ces constructions ont permis la création d’un millier d’emplois entre les deux casinos qui restent ouverts 24 heures sur 24 heures et un hôtel qui compte 600 chambres dont le régime bat son plein. Le Golden Boten City fonctionne maintenant depuis 2 ans et demi. Il se situe à peine à un kilomètre de la frontière de Chine mais tout porte à croire qu’il se trouve sur le territoire chinois puisque la monnaie et l’horaire sont chinois.
L’extérieur du casino ressemble à un grand immeuble, l’intérieur est loin de ravir les yeux avec ses plafonds aux traces de fuites d’eau, ceci dans une ville sans lois où des histoires invraisemblables sont murmurées, des joueurs sont tués lorsqu’ils ne peuvent honorer leurs dettes.
Les salles de jeux offrent baccara, machines à sous et roulettes électroniques. Il est aisé de remarquer des joueurs qui portent des oreillettes, ils parient pour de riches chinois qui jouent de chez eux via internet. Certains joueurs restent enfermés durant des semaines dans les casinos pour faire leurs jeux et lorsqu’ils sortent c’est pour se nourrir ou prendre un verre d’alcool, ce qui n’est pas permis à l’intérieur de l’établissement de jeu.
La Chine interdit sur tout son territoire les jeux d’argent et les casinos. C’est ainsi que le gouvernement laotien a cédé la ville de Boten pour la transformer en un Las Vegas à petite échelle. Les joueurs viennent de Mahjong, du Yunnan. Ils sont pour la plupart chinois, thaïlandais, vietnamiens ou laotiens. Certains misent des sommes importantes et des joueurs dépensent 20 000 euros en une soirée.
Des baraquements sont alignés face au casino. Ils reçoivent les employés de l’établissement. Qu’ils soient croupiers, femmes de chambres ou gardiens, ils s’entassent dans des dortoirs aux fenêtres grillagées. De plus, le proxénétisme est présent devant le casino, des silhouettes féminines déambulent. Elles distribuent des cartes de visite ce qui permet de les identifier. Mais les tenanciers de jeux ne semblent pas ennuyés d’offrir un paysage des plus tristes.