Archive pour mars 2010

Le Casino de Toulouse affiche un bilan très mitigé

Mercredi 10 mars 2010

Le Casino Barrière de Toulouse a comme la très grande majorité des casinotiers français, affiché des résultats très décevants pour l’année 2009. L’estimation du chiffre d’affaires de 70 M€ pour cette année est loin d’avoir été atteinte puisque le chiffre d’affaire avoisine les 40 M€. L’année 2008, date à laquelle cet établissement a ouvert ses portes, n’a pas permis au Casino de Toulouse d’accéder à ses objectifs (perte de 6 M€). Le Directeur, David Parré, reconnaît que la période n’était pas propice à l’ouverture d’une maison de jeux. En effet, entre l’interdiction de fumer dans les lieux publics et la crise il était difficile de s’imposer. Les fumeurs ont préféré s’éloigner des établissements de jeux et parmi les joueurs beaucoup ont été contraints de diminuer leurs sorties en raison de difficultés financières.

Malgré tout, le Directeur du Casino de Toulouse estime que sa situation n’est pas aussi critique qu’elle pourrait l’être puisque son établissement a pu compter sur ses activités diversifiées, telles que les dîners-spectacles, les soirées cabaret, les défilés de mode, les soirées à thèmes…  Le nombre de clients a même augmenté puisqu’il est de 5 000 par week-end, mais les dépenses de ces derniers restent néanmoins basses. D’après les dernières estimations leurs mises seraient inférieures de 20 % à celles de la moyenne nationale. C’est pourquoi David Parré a décidé d’installer le quart de ses machines à sous avec des mises qui varient entre un et deux centimes, et qu’il souhaite faire l’acquisition de 75 nouvelles machines à sous.

La conjoncture actuelle toujours aussi préoccupante ne permet pas au Casino de Toulouse d’envisager son avenir avec tranquillité, d’autant plus que l’ouverture à la concurrence des jeux en ligne qui se profile pour l’été 2010 va, comme l’estiment les casinotiers, leur faire de l’ombre. Ces derniers craignent que les clients ne fréquentent plus leurs établissements pour rester devant leurs écrans. Les communes se font également beaucoup de soucis puisqu’elles aussi pâtiront de cette baisse d’activité étant donné que les prélèvements seront moins importants.

Mouvement de grève au Casino d’Amnéville

Mercredi 10 mars 2010

Le Casino d’Amnéville est le 4ème casino de France. Cet établissement de jeux est implanté en plein cœur d’un magnifique parc arboré et son offre de jeux est très varié : 330 machines à sous, 6 tables de poker, 5 roulettes anglaise, 4 black jack…. Ce casino qui est le numéro un du groupe Tranchant a beaucoup fait parler de lui cette fin d’année en raison du mouvement de grève d’une vingtaine de ses salariés dont la CGT et FO sont à l’origine de cet appel. Les grévistes ont choisi de faire entendre leur mécontentement le jour de la Saint-Sylvestre et de lever leur mouvement au petit matin du 2 janvier 2010. La date qu’ils ont choisi n’est pas anodine, puisque c’est l’un des jours les plus attendus des casinotiers. Alors ce jour là, restera t il comme seule solution de jouer au casino en ligne ?

Les clients sont plus nombreux qu’à l’accoutumé et les dates de fermeture sont repoussées pour permettre aux joueurs de profiter pleinement jusqu’à l’aube. Les salariés du Casino d’Amnéville espèrent que cette grève leur permettra de faire entendre leurs revendications qui portent sur une revalorisation de leurs salaires avec l’attribution d’un 13ème mois ainsi qu’une prime d’ancienneté ; sur les conditions de travail et la pénibilité du travail la nuit. En effet, certains salariés travaillent les week-ends et la nuit pour un salaire qui ne dépasse pas le 997 euros net par mois.

Le PDG du Casino d’Amnéville regrette que ce mouvement se tienne un 31 décembre, alors qu’aucune discussion n’a eu lieu auparavant. Il se dit prêt à discuter avec des « gens responsables » ce qui n’est pas le cas de ces grévistes. Ces derniers souhaitent obtenir une garantie annuelle de leur pouvoir d’achat et estiment que cet établissement dispose des moyens financiers. Ils ne comprennent pas qu’aucune mesure d’aide ne leur ait été accordée alors que les casinotiers ont pour leur part bénéficié non seulement de mesures fiscales mais également d’autres mesures qui leur ont permis de se doter de nouvelles machines à sous, d’augmenter leur nombre de tournois de poker… Les grévistes ont simplement voulu faire entendre leurs revendications auprès des dirigeants et des clients mais n’ont en aucun cas perturbé le fonctionnement de cet établissement de jeux.